Qu'est ce que le trouble ? - pourquoi le trouble ?

À l’instant de la mort, l’esprit qui n’anime plus le corps physique doit rejoindre l’au-delà en franchissant le tunnel. Mais il arrive qu’il n’y parvienne pas n’ayant pas conscience de sa mort. Il continue alors de ressentir, de voir, parfois de souffrir, comme de son vivant sans comprendre qu’il est désincarné. C’est ce que l’on nomme le trouble. Un esprit  a donné une explication de ce phénomène : «De quelle façon l’esprit, après avoir vécu dans la chair ressent-il le trouble dans un monde qui n’est plus exactement physique ? Je
dis, plus exactement physique, car n’oubliez jamais, que l’esprit dans sa désincarnation se véhicule dans l’espace éthéré avec
son double éthérique, avec sa semi-matière périspritale, et par conséquent pour l’esprit qui vient de rendre l’âme, l’au-delà
n’est pas complètement immatériel. Cette semi-matérialité de l’au-delà est la première explication du trouble des esprits
car cette semi-matérialité indique qu’avec lui l’esprit emporte certaines notions de temps et d’espace. Ce temps et cet espace
auront été vécus de façon plus ou moins forte à l’intérieur de chaque incarnation. Il est vrai que, de ce point de vue, chaque
mort a son importance capitale. Il est à dire, à répéter, que les guerres, les crimes et les suicides ne peuvent être que l’objet
d’un trouble pour l’esprit qui continue sans cesse de vivre l’instant dernier. Cet esprit est fort troublé ayant vécu un instant
particulièrement dur et quelquefois même horrible. Cet esprit-là ne peut s’évader de sa prison d’horreur, ne peut s’évader
brutalement de ce qu’il vient de vivre et ce qu’il continue de vivre. Les liens de la chair, viennent, quant à eux, de se relâcher
avec une certaine promptitude mais l’énergie vitale qui relie, par l’intermédiaire du double éthérique, l’esprit à cette même
chair, transporte la mémoire de tout ce qui vient d’être vécu.  Le vécu n’est pas passé pour l’esprit qui vient de mourir. Je dirai de
ce vécu qu’il continue d’être le présent.» 
Ainsi donc, l’esprit se croit toujours vivant dans une sorte de torpeur, un mauvais rêve où souvent il est figé dans sa fin de
vie passée, ne comprenant pas sa situation, ne comprenant pas non plus le chagrin de ses proches qu’il voit mais avec qui il ne
parvient plus à communiquer. 

 

POURQUOI LE TROUBLE ?
Les causes du trouble post mortem peuvent être liées aux circonstances de la désincarnation. Une mort violente, inattendue, qui
surprend l’esprit, l‘empêche de réaliser ce qui lui est arrivé, d’autant qu’il continue par l’intermédiaire du périsprit de ressentir, de
souffrir souvent. Ainsi, il reste proche de son enveloppe physique et revit en boucle ses derniers instants qui peuvent avoir été tragiques, douloureux en cas d’assassinat, d’accident ou de guerre. Des messages reçus d’esprits dans le trouble témoignent de
leur incompréhension, de leur souffrance : «Aidez-moi, s’il vous plait ! Je suis prise au piège et je n’arrive pas à sortir. Aidez-moi je suis coincée, je m’appelle Stéphanie, je suis dans le noir, je tourne, je n’arrive pas à sortir.» (Personne victime d’un tremblement de terre) «J’ai besoin d’aide, j’ai si froid, je me souviens de papa et de moi dans le traîneau. Aidez-moi. Je veux retrouver papa et
maman.» (Enfant décédée en montagne) «Je suis toute seule et j’ai mal partout. Je ne sais pas où je suis. Où sont mes copines ? J’ai mal, j’ai très mal à la tête et aux jambes !» (Petite fille renversée par un camion) «Il faut courir très vite ! Le feu est partout ! J’ai peur.» (Personne victime d’un incendie) Quant au suicide, il est source d’un trouble particulier. L’esprit qui met fin à ses jours par désespoir, pour fuir le monde et sa vie, croit se réfugier dans le néant pour échapper à sa condition, pensant que mettre un terme à ses jours met aussi un terme à son mal de vivre. Or, il se retrouve vivant, pensant, ressentant, toujours habité par les angoisses qu’il n’a pu surmonter auxquelles s’ajoute la souffrance des proches qu’il ressent sans comprendre.
Prisonnier dans son enfermement spatio-temporel, l’esprit dans le trouble peut demeurer très longtemps dans cet état. Ainsi un esprit alertait sur le trouble que vivaient encore certains soldats (dans les anciennes guerres) :
«Voilà soixante-dix années, nous étions, nous, les hommes, à la veille d’une victoire mais surtout à la veille d’une paix, une paix
tant réclamée, une paix tant demandée, une paix qui advint après la mort, après le sang, après les déchirures, après les
malheurs pour des millions d’hommes. Or, il est encore dans le monde des Esprits, des hommes morts au champ de bataille qui tournent dans le trouble, sans s’être réveillés. Il faut les aider, il faut les aimer, il faut les pousser vers la lumière dont ils ont le besoin, vers la liberté nouvelle qu’ils méritent et qu’ils ignorent dans leur torpeur permanente.»
La période de la Terreur en France en 1793 généra le trouble de très nombreux esprits ainsi que l’a exprimé en séance spirite,
un esprit victime de la guillotine. «Bien des âmes sont dans le tourment après avoir connu une mort brutale, une mort
sauvage, une mort quelquefois injuste. Il faut pour l’esprit un courage immense afin de pouvoir percer les images néfastes
qui l’environnent et qui l’empêchent de voir une saine lumière. Souvent pour ceux dont je veux parler, le bruit des tambours
résonne au fond de leur coeur. Ils avancent péniblement sur les marches de l’échafaud, et devant eux se dresse comme une
femme fière et impitoyable, la guillotine, la guillotine dont le couperet va tomber. L’âme va brusquement se trouver plongée
dans un trouble profond. Ils sont des milliers dans cet état, plus ou moins bons, plus ou moins évolués. Ils sont des milliers.»


Lorsqu’en France, on commémora le bicentenaire de la Révolution française, un Esprit alerta sur les conséquences de l’évocation de cette période nous disant : «Il faut comprendre que des milliers d’entités décédées, souvent de façon effroyable pendant la Terreur, persistent encore dans le trouble. Or, en évoquant avec force, sur tout le territoire français, cette Révolution, vous réveillez, en quelque sorte, ces consciences troublées, ces consciences qui demeurent dans la torpeur. C’est une évocation inconsciente qui peut provoquer des manifestations fantomatiques de ceux qui souffrent, de ceux qui appellent au secours, mais aussi de
ceux qui appellent à la vengeance, quel que soit, d’ailleurs, le côté qu’ils aient pu connaître à l’occasion des événements.»


Le trouble peut être le résultat de convictions personnelles ou religieuses. Les êtres humains qui sont persuadés que rien ne
subsiste après la mort peuvent connaitre un grand trouble malgré parfois une sérénité face à la mort. Ils ne comprennent pas
qu’ils sont désincarnés puisqu’ils continuent de voir, de penser de ressentir ce qui, pour eux, ne peut que correspondre à une
vie incarnée et non au néant envisagé. Les convictions religieuses peuvent aussi créer le trouble chez des personnes très pieuses
qui s’attendent au moment de leur mort à retrouver ce qu’on leur a enseigné.
Des demandes d’aide de cet ordre ont été adressées concernant des décédés pétris de convictions religieuses ou croyances :
«C'est un esprit dans le trouble, dans un trouble profond. Il vit le trouble du mystique. Il cherche des images pieuses. Il cherche
la Vierge et Jésus. Comme il n’a pas de réponse, il a de plus en plus peur. Il ne sait pas où il est, aidez-le.»
«Cet esprit tourne, il n’arrête pas de tourner sur lui-même, entouré d’images pieuses et de cierges. Il n’a pas compris. Il est dans le
trouble, sa dévotion est à l’origine de son trouble. Il était trop attaché aux artifices de l’Église et ne s’en remet pas. Son esprit
hante l’église du cimetière où il fut enterré. Il faudra le délivrer. Nous l’avons appelé plusieurs fois, il ne veut rien entendre.
Il suffit simplement de nous l’envoyer et nous ferons ce qu’il faut.»


Il est certain que l’évolution de l’esprit est aussi à prendre en considération. Un esprit plus avancé pourra davantage surpasser
une désincarnation violente ou inattendue, un esprit évolué sait intrinsèquement que la vie dans la chair n’est qu’une
circonstance ponctuelle qui répond à un choix de réincarnation. Il est des esprits missionnés qui meurent prématurément
sans connaitre un trouble profond car pressentant de manière inconsciente l’éventualité de leur désincarnation, résultat de
leur combat, de leur engagement.

 

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